Le MAG

[Reportage] Les Francofolies, Day 2

11 Août - 12h12

Cette deuxième journée de festivals démarre pour moi par une découverte. Marie-Pierre Arthur est arrivée sur la petite scène du théâtre de la Rochelle  avec ses grands yeux noirs, son air un peu space, une jolie voix claire, sa drive de bassiste et quelques chansons sous le bras... elle pourrait être la petite cousine québécoise de ces rockeuses donnant dans un registre plus souvent tempéré que décapant, celui des Cat Power, Eleni Mandell, Mara Tremblay, Martha Wainwright et compagnie. Rien n'est surjoué, et la magie opère dans la salle où personne ne l’attendait. La force de M.-P. Arthur réside dans ses refrains simples et efficaces tantôt touchant tantôt drole. Marie - Pierre est un trésor caché de nos cousins qui mériterait d’être révélait... Un vrai coup de coeur!

Allez fini les fauteuils moelleux du theatre pour se diriger vers la grande scène où nous attend un prog des plus pop folk avec pour commencer Lilly Wood & the Prick. Les cinq membres de la formation scénique de Lilly Wood & the prick commencent à être rodés et pourtant c’est ce sentiment de fraicheur qui se dégage instantanément à leur arrivée sur scène. Les premiers titres s’enchainent et on sent l’émotion au bord de la gorge de Nili Hadida. C’est peut être ça qui lui fait placer la Rochelle en Bretagne... mais le public ne lui en tient pas trop rigueur.

Jusque là très docile le public se réveille dès les premières notes de la chanson « L.E.S. Artistes », reprise de Santogold qui a révélé Lilly Wood & the Prick. « This is a Love Song » et « Down the Drain » maintiennent l’ambiance à son comble. L’intéraction perdure quand Nili fait chanter le public sur « Little Johnny ». Le concert touche à sa fin, Lilly a réussi son pari.

Autres folkeux français s'exprimant en anglais, Mark Daumail et Morgane Imbeaud , C’est maintenant au tour de Cocoon de faire son entrée sur scène.

Mariage harmonieux de voix (masculine et féminine) ingénues et très à l'avant, lyrisme dans les textes (l'histoire de Yum Yum, baleine dévoreuse de cauchemars), mélodies simples contrebalancées par des arrangements presque aussi riches sur scène que sur leur album, la musique de Cocoon se laisse volontiers apprivoiser par le public.

Presque trop facilement; la légèreté du fragile et du vaporeux passe sur le public des franco comme elle est arrivée, sans faire de vagues.

Ca ne sera pas le cas de Yodelice. Dès son arrivé sur scène, le clown triste s’impose comme un performer surdoué, capable de mettre la Rochelle en transe dès la première chanson, l'excellente Breathe In, qui ouvre aussi son disque Cardioid. Le set semble passer en un instant, une première partie très rock, une seconde plus acoustique, pour reprendre de plus belle et culminer avec Wake me up.


Yodelice et sa bande s'éclatent avec leur look et instruments inquiétants. Toujours dans leur monde bien à eux et jamais dans le nôtre, leur musique est une main tendue vers le public, un partage appréciable de cette l'ambiance si intimiste, si barré de leur monde perdu entre la terre du folk et celle du rock. Personnage complètement allumé ce Yodelice, drogué à un jeu de guitare impressionnant, donne tout à un public endiablé par ses musiques envoûtantes.

À quelques mètres de nous, dans la pénombre d'une journée qui touche à sa fin, le duo franco-finlandais s'approche pour illuminer les âmes. Il est 22 heures et des poussières, la scène de Saint-Jean d'Acre semble vouée à se transformer en espace d'expérimentation musicale. Cet autre monde atterrit subitement en terres rochelaises, il est né d'une rencontre exquise celle d'une voix incroyablement malléable et d'une ethnomusicologie passionnante.

Au fil de sa découverte, cette terre se dévoile comme propice à toutes sortes de création. Elle a des airs de paradis mystique. La faute certainement au chant volatile d'Olivia qui s'empare des corps, comme une force venue d'ailleurs irrésistible et compulsive à laquelle on se soumet sans hésiter. Son «Gonna be sick » est une prière désespérée, une merveille primitive multipliée par force 1 000 en live, et ce comme les autres titres de l'audacieux et ensorcelant Both Ways Open Jaws. The Dø appartient à ce genre de projet qui n'a aucunement besoin de confirmation entre un album et un live. Le style de projet qui te cloue sur place pou t'envoyer, dès l'instant suivant, à mille lieux de là par la simple beauté d'un chant toujours sur le fil, entre la brutalité et la finesse d'une princesse venue du Grand Nord. Un chant chamanique brillant dans la nuit, enveloppé par les trouvailles sonores et judicieuses de l'homme-orchestre, Dan. Pour faire simple : The Dø, expérience musicale surréaliste, est surtout une expérience à vivre en live et pas autrement ne serait ce que pour la beauté innovante du duo et la mise en scène scénique.

La Rochelle était plongé dans un noir des plus profonds quand AaRon, dernier ingrédient de cette soirée a fait son entrée sur la grande scène. Pop et aérien, l'électro-folk d'Olivier Coursier (ex-Mass Hysteria) et Simon Buret nous abreuve de leur mélancolie sou un ciel étoilé.

Lorsque le spleen n'amène pas Simon à pousser sa voix éraillée avec excès, AaRON déploie sur scene une touchante sensibilité aussi sombre que les nuages planant sur la Rochelle. Cette nuit ce termine en feu d’artifice...

Retour sur le premier jour 

Article rédigé par http://ziknation.com/

 

Mots clés : Francofolies, reportage, Made to move
Connexion
Mot de passe oublié ?
Pas encore membre : Rejoignez-nous
Jeux
 Un abonnement Deezer Premium offert par Philips à gagner !

Un abonnement Deezer Premium offert par Philips à gagner !

Jouer
La Playlist
Vous aimez la musique ? Participez à la playlist Made to Move
Les Bons Plans
< Mai >
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31
Facebook

Rejoignez la communauté Philips France sur facebook, et profitez d'infos exclusives

Rejoindre Facebook
Twitter

Rejoignez Philips France sur twitter, et restez informés des bons plans en instantané

Rejoindre Twitter